dimanche 1 décembre 2013

Prévision hivernale 2013-2014

En ce dimanche 1er décembre 2013, premier jour de ce que nous pouvons qualifier «d'hiver météorologique» ou «psychologique», pour ceux qui aiment moins l'hiver, voici ce que j'anticipe pour la saison hivernale 2013-2014.

Décembre et un Noël blanc

La carte suivante représente les quantités de neige au sol ce dernier jour de novembre. Comme nous pouvons le constater, plusieurs secteurs au nord du fleuve, dont les Laurentides, sont dans une zone de 25 à 50 cm tandis que les principales villes de la vallée du St-Laurent ont 10 à 25 cm de neige au sol.



Après une semaine de températures plus près des normales, une nouvelle poussée d'air froid et des précipitations au-dessus de la normale, comme le montrent les cartes suivantes, devraient nous conduire tout près de Noël de telle sorte que les secteurs au nord du fleuve connaîtrons assurément un Noël blanc tandis que les chances d'avoir un Noël blanc pour l'ensemble des villes du sud de la province sont excellentes.


Et la suite des choses ?

De façon générale, aucune grande tendance semble vouloir se dessiner. C'est d’ailleurs ce qui a retardé l'émission de ma prévision saisonnière. L'Enso (El-Nino Southern Oscillation) sera fort possiblement neutre pour l'ensemble de l'hiver comme certains autres indices.


Il en résulte une prévision hautement incertaine (plus que par les années passées) qu'il faut considérer avec un sérieux grain de sel. Voici quand même quelques réflexions...

Plusieurs poussées d'air froid sont à prévoir. Même si globalement les températures devraient être près ou légèrement au-dessus de la normale, nous pourrions observer momentanément des températures comme nous n'en avons pas souvent observés dans les années passées.

Des précipitations légèrement au-dessus de la normale jointes aux quantités de neige déjà au sol pourraient nous donner un hiver neigeux, semblable ou supérieur à l'année dernière, mais advenant qu'une partie des précipitations tombent sous forme de pluie en deuxième partie d'hiver, cela pourrait sérieusement limiter l'accumulation de neige au sol.

Chose un peu plus certaine et qui réjouira les gens qui détestent l'hiver, les chances sont relativement grandes de connaître un printemps doux et hâtif.

dimanche 22 septembre 2013

La météo expliquée: La basse pression frontale

       Avec l'automne qui arrive, les phénomènes convectifs (averses et orages) diminuent. Tranquillement nous retournons vers un cycle météorologique beaucoup plus prévisible marqué par des phénomènes synoptiques, c'est-à-dire des phénomènes à grandes échelles. Parmi les phénomènes à grandes échelles, un de ceux-ci affecte plus particulièrement nos latitudes: La basse pression frontale. Voici comment celle-ci se forme et nous apporte du temps généralement maussade.

Étape 1 - Perturbation du front stationnaire

Les dépressions frontales débutent sur une partie d'un front stationnaire ou d'un front froid qui se déplace lentement.

Lorsqu'une onde courte ou un creux en altitude passe au-dessus du front stationnaire, il y a formation d'une dépression frontale le long de la zone barocline.


Étape 2 - Naissance d'une dépression


       Le premier indice de la formation d'une dépression se manifeste par une chute de la pression en un point du front. Cela provoque un faible mouvement cyclonique. Côté ouest, l'air froid amorce un mouvement vers le sud. Côté est, l'air chaud amorce un mouvement vers le nord.

Le front se transforme immédiatement en front froid à l'ouest et en front chaud à l'est. L'air chaud est alors forcé de s'élever le long de la surface en pente de l'air froid près du front chaud et du front froid, créant ainsi des nuages et des précipitations.



Étape 3 - Dépression à maturité


À ce stade, la dépression a atteint sa maturité. Elle s'est beaucoup creusée depuis la première étape et ses deux fronts sont incurvés dans la direction de leur progression.

On appelle secteur chaud, la partie située entre le front froid et le front chaud. Par ailleurs, les vents se sont intensifiés et convergent vers le centre de la dépression.



Étape 4 - Occlusion et dissipation

Le système dépressionnaire se déplace toujours, mais un très léger ralentissement commence à se faire sentir. Cette étape marque le début du processus d'occlusion.

        En se déplaçant plus rapidement que le front chaud, le front froid le rattrape. Une partie de cet air est alors forcée de s'élever, créant le front occlus. 

   Bien que peu actif, ce front apporte des précipitations en raison de la différence de température entre l'air frais et l'air froid qui suit le front. Il s'ensuit, au centre du système, une remontée de la pression de telle sorte que le système deviendra stationnaire, dans bien des cas, et se dissipera.





dimanche 25 août 2013

Lancement de Météo Laurentides 3.0


Un peu d'histoire...

En fait, il s'agit de la 4e version de mon site lancé en 2003. Au départ, le site logeait sur geocities et se voulait une version Bêta afin de voir le nombre de visites que je pourrais aller chercher. D'abord visité par la famille, mes amis les plus proches et finalement mes collègues, mon site a commencé à gagner sérieusement en popularité auprès de la population en raison du bouche à oreilles. Après un an, je publiais la véritable première version de mon site.

En 2008, sous les suggestions d'une connaissance et la croissance du nombre de visiteurs, j'ai acheté le nom de domaine www.meteolaurentides.com et j'ai déménagé mon site à l'adresse actuelle. La deuxième version de mon site était alors lancée et des commanditaires comme Subaru Ste-Agathe et Gestion Parasitaire Robert Maheu se joingnaient à ma petite aventure.

Mon entrevue à Cime Fm, un article dans le journal Accès et mon partenariat avec le site zoneski.com sont des événements qui ont fait augmenter de façon substantielle la fréquentation de mon site.

Avec plus de 25 000 visites annuellement sur le site principal et un nombre toujours croissant de visiteurs, avec Facebook et Twitter qui comptent plus de 100 personnes qui aiment ou qui suivent, je suis excessivement fier et heureux de vous présenter le nouveau site de Météo Laurentides. J'espère que vous aimerez ce nouveau «look» que je souhaitais un peu plus professionnel et que vous me ferez part de vos commentaires afin que je puisse l'améliorer davantage.

En terminant, en plus de mon amie Angèle qui a refait mon logo, j'aimerais remercier chaleurement Sabaru Ste-Agathe, Gestion Parasitaire Robert Maheu, Construction Dunor (Patrick Rancour), la Pharmacie Brunet de Ste-Agathe, l'Hôpital Vétérinaire de Ste-Agathe, Complexe Santé Chiropratique (Dr Fançois Binnette) ainsi que les gens qui ont déjà annoncé ou qui le feront au cours des prochaines semaines de leur généreuse contribution. Sans leur participation, il serait difficile de vous offrir un service gratuit. Je vous invite donc à les encourager en faisant affaire avec eux...   

mercredi 21 août 2013

La météo expliquée: Les orages et les tornades



Un orage est un des phénomènes atmosphériques les plus spectaculaires.

Les orages sont des nuages au sein desquels se produisent des décharges électriques dont les manifestations sont évidemment les éclairs et le tonnerre. Le nuage caractéristique des orages est le cumulonimbus, reconnaissable par sa grande extension verticale et sa forte densité.

Dans tous les cas d'orage important, l'air est instable en profondeur, de la surface aux hautes altitudes. Comme préalables, il doit y avoir une l'humidité relative élevée dans les bas niveaux, un air plus sec en altitude, et très souvent un facteur important de soulèvement, tels une montagne ou un front froid.

Formation d'un orage













1) À son début, chaque orage est un cumulus. À ce stade, un courant ascendant prédomine dans toute la cellule.

2) Lorsque le courant ascendant gagne de hautes altitudes, une abondance de cristaux de glace et de gouttelettes crée des précipitations. L'apparition des précipitations à la surface indique que l'orage a atteint sa phase de maturité. C'est lors de cette étape que se forment la grêle et la foudre.

3) Le courant descendant gagne graduellement toute la cellule, sauf la partie du sommet où le courant ascendant perdure. À ce stade, l'orage est parvenu au stade de dissipation. La pluie cesse graduellement et le sommet de la cellule s'effiloche en forme d'enclume

La grêle

Dans les cellules matures dont les courants ascendants sont d'une intensité inhabituelle, il peut y avoir de la grêle. La pluie qui au lieu de tomber monte dans le nuage, gèle et forme de la grêle. Ces grêlons peuvent remonter le nuage grossissant ainsi à chaque fois. Si la cellule s'élève en diagonale, il est possible que la grêle près de son sommet tombe dans un ciel dégagé. Elle semble alors tomber d'étages en surplomb.



La foudre


Brassées au sein d'un nuage orageux, les particules d'eau et de glace s'entrechoquent avant de suivre des trajectoires différentes. Ces innombrables collisions provoquent l'électrisation du nuage, c'est-à-dire que des charges positives et négatives s'accumulent dans le nuage. Il s'ensuit des microdécharges qui se propagent et finissent par établir une liaison électrique entre le nuage et le sol (ou entre nuages) qui forme l'étincelle de l'éclair, génératrice d'un réchauffement intense de l'air. Celui-ci se dilate donc très rapidement en créant une onde de choc : c'est le tonnerre. La foudre désigne l'association de l'éclair et du tonnerre.
Les tornades


     
      
Les tornades se forment lorsque le mouvement ascendant de l'air chaud et humide du sol qui s'élève dans le nuage rencontre l'air froid et sec qui descend du nuage. Ces deux courants se mettent à tourbillonner provoquant ainsi une tornade au niveau du sol.


           


Les tornades sont classées selon l'échelle de Fujita




samedi 1 juin 2013

La convection, un casse-tête

Certains auront remarqué que les prévisions météorologiques sont souvent moins précises l'été, mais pourquoi est-ce ainsi ? On pourrait croire que c'est uniquement parce que la météo est plus importante pour nous à ce moment de l'année et qu'on y porte une plus grande attention. Toutefois, il existe une explication scientifique.

L'hiver, les systèmes qui nous affectent parcourent le continent en quelques jours avant de nous atteindre. Il est donc facile de les voir arriver. De plus, les précipitations qui y sont associées se forment sur de grandes surfaces, en raison des fronts.

Dès qu'arrive le temps plus chaud, les nuages et les précipitations se forment davantage par convection. Une petite particule d'air peu s'élever et former un nuage de quelques kilomètres à peine en très peu de temps et laisser échapper des précipitations. Or, il est difficile de prédire exactement à quel endroit et à quel moment on connaitra des précipitations. Les modèles  numériques aident les météorologues à déterminer les endroits où la formation d'averses et d'orages seront plus propices, mais c'est le mieux qu'on puisse faire. Aussi, le soleil qui est très fort à ce moment de l'année a une importance primordiale dans la déstabilisation de la masse d'air. S'il est relativement facile de prévoir les conditions nuageuses l'hiver, il l'est beaucoup moins l'été. La présence ou l'absence de quelques éclaircies dans la masse nuageuse aura une grande importance sur les températures et sur la convection du même coup.

Météo Laurentides n'échappe pas à cette réalité, malgré la fiabilité de mes prévisions. Il ne faut donc pas vous surprendre, s'il fait un peu plus chaud ou un peu plus froid que prévu et s'il y a un peu plus ou moins de soleil ou de pluie que prévu, en période estivale.